Le virus de l’Élysée
Elle court, elle court, la maladie présidentielle… À seize mois de la mère de toutes les batailles électorales, elle semble même inarrêtable. « Et si c’était moi ? » La contagion gagne, le virus se propage inexorablement.
Elle court, elle court, la maladie présidentielle… À seize mois de la mère de toutes les batailles électorales, elle semble même inarrêtable. « Et si c’était moi ? » La contagion gagne, le virus se propage inexorablement.
Sa veste verte, depuis la campagne des législatives anticipées de 2024, est devenue iconique. Débat budgétaire, réformes institutionnelles, programme économique, combat contre l’extrême droite, nécessaire union de la gauche : pour L’Hémicycle, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes depuis 2022 et candidate à la présidentielle de 2027, n’élude aucun sujet. Elle l’affirme : « Tenez bon, nous arrivons ! ».
À la lecture du projet de loi de finances, une surprise de taille apparaît : la subvention allouée à l’Institut Français de la Mode (IFM) pourrait être supprimée dès 2026. Une perspective qui, si elle se confirmait, interrogerait profondément la cohérence de la politique industrielle, culturelle et d’influence de la France. L’Hémicycle, qui a consacré de nombreux travaux à la mode, au textile et au rayonnement français ces dernières années, en analyse les conséquences.
Il y a plus d’un quart de siècle, le Pacte de stabilité budgétaire devait contraindre les États membres à une saine gestion de leurs finances publiques. Mais faute d’intégration politique plus poussée, de gouvernement économique, de budget fédéral, de trésor européen et d’union bancaire, la zone euro semble avoir renoncé à faire appliquer ses propres règles.
Quel chef de l’État ou de gouvernement du passé serait-il le mieux à même de juguler nos troubles démocratiques actuels ? Si le fondateur de la Ve République domine d’une tête ses successeurs, l’étiquette politique, au fond, importe peu aux Français.
La dernière fois que Jérôme Guedj a revu son ancien mentor Jean-Luc Mélenchon, c’était en 2023, à l’enterrement du regretté Bernard Pignerol, l’un des fondateurs de SOS Racisme. Ils ne s’étaient plus parlé depuis quinze ans. Guedj avait alors tenté de renouer, en lui glissant : « On attendait de toi que tu fasses Mitterrand, tu continues à faire Che Guevara ! Tu veux être le bruit et la fureur sans exercer le pouvoir… ». Depuis, ils ne se sont plus reparlé, et les deux gauches n’ont jamais semblé aussi « irréconciliables »…
Si une coalition électorale davantage diversifiée qu’en 2016 avait permis au républicain de reconquérir la Maison Blanche, il doit aujourd’hui faire face à une érosion de ses soutiens. La déception est notamment visible sur l’économie et l’immigration.
La décision du Président américain Donald Trump de se retirer partiellement des institutions onusiennes et ses coupes drastiques dans les budgets d’aide internationale ont souligné l’agonie du système institué depuis 1945. Mais des solutions alternatives apparaissent pour contrer la loi des plus forts.
L’impasse politique qui paralyse l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de 2022, mais surtout celles de 2024, a remis au goût du jour l’idée de faire désormais élire les députés via ce mode de scrutin. Mais si la plupart des partis y sont officiellement favorables, le chemin vers une réforme électorale est semé d’embûches. Enquête.
À l’occasion de la 13ᵉ édition du Salon du Made in France, l’ancien ministre et fondateur du label « Origine France Garantie » tire la sonnette d’alarme : malgré l’engouement pour le Made in France, nos usines ferment et les produits étrangers envahissent le marché. Dans son dernier livre, « Défendons nos couleurs, chroniques du Made in France », il plaide pour plus de transparence, une commande publique favorisant les entreprises françaises et un soutien renforcé à la production nationale.
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